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giovedì 9 ottobre 2014

In Tunisia, nel campo di Coucha, al confine con la Libia, la prova del fallimento delle politiche europee di esternalizzazione del diritto di asilo.


Adesso, a livello europeo, per bloccare i migranti che partono verso l'Europa, quasi sempre in fuga da guerre e dittature, dunque profughi, si vorrebe trovare, come alibi, la creazione di zone sorvegliate dove potere filtrare i richiedenti asilo.                       
Nel campo di Coucha, in Tunisia, vicino al confine con la Libia, questo esperimento è stato già fatto nel 2011 ed è fallito clamorosamente.                      
Molti profughi sono stati indotti a lasciare il campo, dopo avere ricevuto un diniego senza possibilità di un effettivo ricorso giurisdizionale, le commissioni valutano solo alla stregua della Convenzione di Ginevra che stabilisce il requisito del rischio della persecuzione individuale, che molti profughi non possono dimostrare. E la Tunisia non riconosce uno status legale di soggiorno e costringe dunque i rifugiati a rischiare la vita in Libia o sulle carrette del mare. Oggi il rientro in Libia, per i cristiani, e per molti subsahariani,  puo' rivelarsi piu' pericoloso di una traversata. Molte persone, costrette a lasciare il campo di Coucha, sono già morte durante la traversata dalla Libia verso l'Italia.        

Firmate questo appello e preparatevi a contrastare tutte le scelte politiche che l'Unione Europea si appresta ad assumere per confinare i richiedenti asilo ed impedire che la maggior parte di loro possa entrare nell'area Schengen. La Tunisia, alla vigilia delle elezioni deve assumersi la responsabilità di dare una applicazione effettiva alla Convenzione di Ginevra. Senza l'apertura di corridoi umanitari e di canali legali di ingresso in Europa, anche dalla Tunisia, come dall'Egitto, per la richiesta di asilo in base agli standard previsti dalle Direttive dell'Unione Europea, tanti altri migranti saranno costretti a tentare la via della traversata e tanti di loro continueranno a morire in mare.

http://voiceofchoucha.wordpress.com/

http://voiceofchoucha.wordpress.com/2014/10/06/eviction-of-choucha-refugee-camp-officially-announced/ 

https://www.opendemocracy.net/5050/oliver-tringham/dont-even-talk-to-them-tunisias-forgotten-refugees 

http://www.youtube.com/watch?v=n2tzVxsO3Tg



Appel contre l'expulsion des refugiés du camp Choucha



Pour le HCR, l'OIM, la Croix-Rouge tunisienne, le gouvernement tunisien et tous les acteurs impliqués dans la gestion du camp de Choucha,



Alertés par le préavis d’expulsion donné par l'OIM et la Croix-Rouge en Tunisie aux personnes qui vivent encore dans le camp de refugiés de Choucha, nous, chercheurs, militants, universitaires et membres d’organisations des droits de l’Homme d’Europe et de Tunisie, dénonçons le traitement intolérable réservé aux réfugiés qui vivent dans ce camp depuis 2011. Les acteurs humanitaires ont laissé ces réfugiés sans aucun soutien dans des conditions de vie très dégradées dans le désert après la fermeture officielle du camp en Juin 2013. Depuis, la plupart d'entre eux ont tenté de traverser la mer au péril de leur vie et certains sont morts au cours de ces tentatives. Ce comportement est contraire aux lignes directrices de fermeture des camps de refugiés du HCR qui affirment l’importance de protéger la population réfugiée qui reste sur place.


Maintenant, au lieu de réfléchir et de mettre en œuvre une solution durable, vous essayez de les chasser du seul endroit qu'ils ont pour vivre, sans prendre en compte la précarité de leur statut juridique, les réfugiés et les réfugiés rejetés n’ayant pas reçu de permis de séjour dans ce pays.



Devant une telle situation, vous leur suggérez de se réinstaller dans d’autres villes tunisiennes, mais quel type d'intégration envisagez-vous pour des personnes auxquelles a été refusée la protection internationale par le HCR et qui sont maintenant en situation irrégulière en Tunisie?



Vous les avez aussi encouragés à retourner dans leur pays d'origine, comme si c’était par plaisir qu’ils s’étaient déplacés d’abord en Lybie puis en Tunisie. Au contraire, plusieurs d’entre eux sont nés en Libye ou dans le camp de Choucha et ils n’ont jamais vu leur soi-disant « pays d’origine », d’autres risquent la persécution politique en rentrant.  En outre, le montant ridicule d’argent offert par l'OIM pour le «retour volontaire» est un affront pour ceux qui ont passé des années en Libye et dont la vie a été détruite par la guerre.



Une troisième issue inévitable, dont vous n'avez pas le courage de parler explicitement, est en dernier recours de prendre un bateau et traverser la Méditerranée: en les illegalisant en Tunisie et en leur enlevant le seul endroit qu’ils ont pour vivre, vous ne leur laissez d’autre voie que de risquer de mourir en mer.



Par cette déclaration, nous demandons à l'Union Européenne de réinstaller en Europe, toutes les personnes abandonnées au camp de réfugiés de Choucha et nous vous informons que nous n'allons pas laisser ces personnes seules dans leur lutte.



Nous témoignerons de vos actions. Ce que vous êtes en train de faire à la sauvette ou comme si c’était une mesure banale, nous nous y opposerons par tous les moyens. En laissant ces gens dans le désert pendant des années et, maintenant, en essayant de les expulser, vous laissez apparaitre les contradictions et les échecs de la politique européenne d'externalisation de l'asile. Ces personnes ont vécu dans le désert dans une zone dangereuse près de la frontière de Ras Jadir depuis 2011, alors que la Libye vit une crise politique qui empire de jours en jours. Comment pouvez-vous dire que ces gens n’ont pas besoin d’aide humanitaire? Plusieurs d’entre eux sont malades, vieux, ou mères avec enfants. Au moins pour les personnes plus vulnérables il doit y avoir une solution !



Nous ne disons pas que Choucha est la solution pour eux: un camp n'est jamais une solution car il s'agit d'un système de confinement de la mobilité des personnes. Cependant, aujourd'hui, Choucha n'est plus un camp, il est le seul espace où ces personnes peuvent rester, et il est l'espace dans lequel ils luttent pour réclamer leur réinstallation dans des pays tiers. Ils ne sont pas là parce qu’ils veulent s’y installer, mais parce que leur présence dans le camp est une forme de lutte politique collective, et vous avez essayé de dompter cette résistance depuis le début. Reconnaissant le travail que vous avez tous fait à la suite de la crise libyenne, nous croyons fermement que vous pouvez travailler pour trouver une solution concrète pour les personnes qui vivent encore dans le camp de Choucha et qui sont incapables de retourner dans leurs pays de provenance. Ces personnes luttent pour survivre depuis plus de trois ans maintenant. Nous allons continuer à soutenir leur lutte et à contrer la stratégie d'abandon et de criminalisation de ces personnes, et nous suivrons de près les étapes à venir, demandant fermement au HCR et à l'Union Européenne:



a) La réinstallation des personnes du camp de Choucha dans un pays tiers sûr et l’octroi à tous d’une protection humanitaire en tant que personnes qui ont fui la guerre en Libye, soutenue par les Etats européens ;

b) De réexaminer leur dossiers de demande d’asile compte tenu de la situation géopolitique actuelle à la frontière tuniso-libyenne ;

c) D’accorder à toutes les personnes de Choucha une possibilité concrète de construire leur vie dans un lieu sûr et de régulariser immédiatement leur statut juridique en Tunisie ;

d) De ne pas expulser le camp et de permettre aux gens de Choucha de rejoindre les pays européen avec des system d’asile effectif de façon sûre et légale.

Pour signer cet appel, SVP écrivez à:

Martina Tazzioli, martinatazzioli@yahoo.it

Glenda Garelli, glenda.garelli@gmail.com


To UNHCR, IOM, the Tunisian Red Cross, the Tunisian government and all the actors involved in the management of Choucha camp,


Aware of the notice given by IOM and the Tunisian Red Cross to the people still living in Choucha camp about the forthcoming eviction of the camp, we, as a group of researchers, activists, academics and MEMBERS OF human rights organizations from Europe and  Tunisia, denounce the intolerable treatment that you are planning to do against the refugees who have been living in the camp since 2011, with no effective solution for a space to stay. Humanitarian actors left those refugees dying in the desert after the official closure of the camp in June 2013, and most of them in fact have tried to cross the sea risking their lives –some also died. Now, you are trying to chase them from the only space they have for living, and without giving them any legal (DELETE THIS?solution to their illegal) status in Tunisia – both refugees and rejected refugees are currently without a residence permit. You suggest them to resettle themselves in the Tunisian cities, but which kind of integration are you thinking about for people that UNHCR has denied of the international protection and who are now TREATED AS illegal migrants in Tunisia?

You have also encouraged them to go back to their country of origin, as if they would have gone to Libya and then fled to Tunisia for leisure. SOME OF THEM WERE BORN IN LIBYA OR IN CHOUCHA AND HAVE NEVER SEEN THEIR SO-CALLED COUNTRY OF ORIGIN, OTHERS FEAR POLITICAL PERSECUTIONS IN CASE THEY GO BACK. Moreover, the ridiculous amount of money offered by IOM for the “voluntary return” sounds as a mockery to those who spent years and years in Libya and whose life there has been destroyed by the war. The other automatic non-solution that you have not the courage to explicitly tell, is their last resort to take a boat and cross the Mediterranean: you are leaving them with no solution than risking to die at sea (THIS IS DOUBLE=DELETE? producing them as illegal migrants in Tunisia and without a space to stay).

With this statement we would like to address ALSO the European Union to resettle in Europe all these (few) people left at Choucha camp and to state that we won’t leave people in the Choucha camp alone. We will monitor your actions. What you are trying to do on the sly (I DO NOT UNDERSTAND THIS WORD) or as an ordinary measure, is indeed something that we will try to oppose in all the ways that we can. By leaving the people in the desert and now planning to evict them, you show the failures and the consequences of the European politics of externalization of asylum. These people have been living in the desert in a dangerous zone near the Ras Jadir border since 2011, while in Libya the political crisis is getting worse and worse: how can you say that they are not people of humanitarian concern? AND MANY OF THEM ARE SICK, OLD OR WOMEN WITH CHILDREN - AT LEAST FOR THOSE MOST VULNERABLE PEOPLE THERE MUST BE A SOLUTION!

We do not say that Choucha is the solution for them: a camp is never a solution, actually it is a system of containment of people’s mobility. However, today Choucha is not a camp anymore, it is the only space where they can stay, and it is the space in which they carry on their struggle for claiming their resettlement in a third country:  MANY OF THEM TRIED IN VAIN TO INTEGRATE IN TUNISIA, DID NOT GET JOBS, EXPERIENCED RACISM AND BAD TREATMENT - SO THEY RETURNED TO THE CAMP. They are not still there for living their life at Choucha, but as a form of political collective struggle TO DEMAND A REAL SOLUTION, and you have been trying to tame their resistance since the beginning., Acknowledging the work all of you have done in the aftermath of the Libyan ware strongly believe that IT is highly inhuman not to think of a concrete solution for people still living in the Choucha camp and who are unable to return to their SO-CALLED country of ORIGIN. These people are striving to survive since more three years now. Thus, we will continue to support their struggle and to hamper in any ways your strategy of abandonment and illegalization of people, and we will closely follow your next steps, firmly demanding to UNHCR and to the European Union:


a)      The resettlement of the people at Choucha camp in a SAFE third-country and to grant all of them a humanitarian protection as people who fled the Libyan war, that was supported also by European states.

b)      To reopen their asylum dossiers considering the current geopolitical situation at the Tunisian-Libyan border

c)      To grant all the people at Choucha a concrete possibility of building their life in a safe space and to immediately regularize their juridical status.


d) To not evict the camp and to allow people from Choucha to come to Europe in a safe and legal way.

Martina Tazzioli, martinatazzioli@yahoo.it

Glenda Garelli, glenda.garelli@gmail.com

Sul fallimento delle politiche di resettlement in Europa. 

 http://www.demotix.com/news/1949916/refugees-coucha-camp-observe-sit-intergration#media-1949766

"Grande" sforzo di accoglienza da parte della Germania. Solo alcune centinaia di persone per volta trasferite dalla Tunisia in Germania. Questo è il resettlement. Altri paesi europei non hanno garantito neppure questo. 





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Presentazione

Un blog perché la cronaca quotidiana non diventi assuefazione, per contrastare la rimozione di problemi che sono prodotto di scelte politiche e di prassi amministrative che si nascondono dietro le retoriche dell'emergenza e della sicurezza. Prima di Lampedusa, prima dello sbarco, cronache di viaggi che spesso terminano in tragedie, poi notizie raccolte nei luoghi di sbarco e di accoglienza, dove si diffonde la detenzione informale e dove i diritti fondamentali dei migranti vengono compressi da una discrezionalità che si sottrae a qualsiasi controllo giurisdizionale, infine testimonianze di viaggio verso altri paesi, per trovare quel futuro e quella dignità che lItalia non garantisce più. E dunque fatti, persone, non numeri o dati, un racconto quotidiano che diventa memoria, ma anche impulso per modificare, in Italia ed in Europa, il quadro legislativo e le procedure applicate.


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